mercredi 5 février 2020

Etudiant entrepreneur : près de la moitité des jeunes souhaitent créer leur boite

Etudiant entrepreneur : près de la moitité des jeunes souhaitent créer leur boite

Vous souhaitez, vous aussi, vous lancer ? Rendez-vous au Salon des Entrepreneurs les 5 et 6 février pour des conseils et infos, témoignages...

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De nombreuses conférences avec des témoignages permettent de s'inspirer lors du salon. Entrée gratuite
Selon la dernière étude du baromètre mené par Opinonway pour le Salon des Entrepreneurs 2020... l'engouement des étudiants pour la création d'entreprise ne s’essouffle pas. (baromètre auprès d’un échantillon représentatif de 1070 personnes âgées de 18 ans et plus - période du 2 au 8 janvier 2020).

Le nombre de création d'entreprises a battu des records l'an dernier en France : celles-ci culminent à 815 257, selon l'Insee, dont près de la moitié de micro-entreprises. Un nouveau record, après un cru 2018 — 691 000 — déjà exceptionnel. Pour couronner le tout les fermetures d'entreprises au plus bas depuis 2008.

Le Salon des entrepreneurs permet de se lancer ou de s'informer sur les aides possibles, financements, accompagnements, avec les bons conseils et bons contacts. Voici le programme spécial "jeunes" qui vous aidera à faire les premiers pas.

Le salon déclic pour se lancer : le programme spécial 18-24 ans



Conférences et ateliers :

Concours pour jeunes entrepreneurs : pourquoi et comment postuler ?
Mercredi 5 février de 15h30 à 16h00
Retours expériences d'entrepreneurs ayant participé à différents concours. Comment bien les choisir ? comment se préparer ? Quelles astuces pour se donner toutes les chances de gagner ? Qu'ils aient été lauréats ou pas, ils reviennent sur les motivations qui les ont poussé à postuler, et ce que leur participation leur a apporté. Plus d'infos

Jeunes entrepreneurs : les grandes entreprises vous expliquent comment les convaincre
Mercredi 5 février de 16h30 à 18h

Jeunes entrepreneurs, accélérez votre développement avec le mentorat.
Jeudi 6 février de 10h à 10h30

Génération entrepreneur ! Entreprendre avant 30 ans : même pas peur !
Débat de clôture : Jeudi 6 février de 16h30 à 18h

Animations et espaces conseils

Stands 2020 290 et 294 Niv 2.
profitez de toutes les aides et dispositifs dédiés aux jeunes diplômés et étudiants entrepreneurs ! Rencontre avec des jeunes entrepreneurs, découverte du mentorat, workshops, un espace fait pour vous !

Infos pratiques :
Salon des entrepreneurs Mercredi 5 février, de 9 heures à 19 heures, et jeudi 6 février, de 9 heures à 18 h 30, au Palais des Congrès, 2, place de la Porte Maillot à Paris (XVII e).

Hall 1 « Boost ». Des services et solutions pour développer votre entreprise : franchise, financement, innovation…

Hall 2 « Start ». Des conseils et dispositifs pour construire votre projet : aides, accompagnements, formalités, international…

Inscription : gratuite jusqu’au jeudi 6 février sur inscription.salondesentrepreneurs.com.

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Le Parisien
Le Parisien
31.01.2020
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lundi 3 février 2020

Les jeunes, champions de la création d’entreprise en France

Les jeunes, champions de la création d’entreprise en France

Les entrepreneurs qui se lancent dans l’entreprise individuelle classique ont 36 ans en moyenne. La part des moins de 30 ans stagne, à 38%.
Les femmes ont créé 40% des entreprises individuelles en 2019
Les femmes ont créé 40% des entreprises individuelles en 2019 271373475/kritchanut - stock.adobe.com
Encore plus nombreux, avec un nouveau record en 2019 culminant à 815.300 créations d’entreprises, soit 18% de plus que l’année précédente, qui sont ces Français qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale? Si cette hausse est toujours dopée par l’essor des immatriculations sous le régime du micro-entrepreneur (+25%), le nombre d’entreprises classiques progresse aussi fortement, selon une note de l’Insee diffusée ce mardi, qui permet de dresser le profil de leurs promoteurs.
Ainsi les entreprises individuelles classiques s’accroissent en effet de 16%, avec 28.600 créations supplémentaires. À leur tête des dirigeants toujours aussi jeunes, qui ont en moyenne 36 ans. La part des moins de 30 ans représente, comme l’an dernier, 38% des créateurs, et même les 68% dans les transports et de l’entreposage, 3è secteur le plus contributif en matière de créations d’entreprises, derrière celui des activités spécialisées scientifiques et techniques et des services aux ménages.

Les femmes: 4 créateurs d’entreprises individuelles sur 10

Les trentenaires sont également nombreux à s’orienter dans l’information et la communication (avec un âge moyen des créateurs de 33 ans). En revanche, les créateurs sont généralement plus âgés dans l’industrie, les activités immobilières, la construction et les activités de services administratifs et de soutien (39 ans, en moyenne).
Ces nouveaux entrepreneurs sont nombreux à ouvrir leur structure en Ile-de- France, avec plus de 32.100 créations en 2019, ce qui représente une progression de 15% par rapport à 2018. Mais les Pays de la Loire, les Hauts de France, l’Auvergne-Rhône-Alpes et l’Occitanie enregistrent également une hausse des créations de supérieure ou égale à 20%.
Si les femmes entreprennent légèrement moins que les hommes, elles ont quand même créé 40% des entreprises individuelles en 2019. Une proportion qui demeure quasi stable depuis 2015, alors qu’elle n’avait cessé de croître progressivement depuis 30 ans. En 1987, les femmes représentaient en effet 29% des créateurs d’entreprise. Mais elles n’investissent pas tous les secteurs d’activité. Elles sont très présentes dans la santé humaine et l’action sociale (75%), les autres services aux ménages (72%), mais aussi l’industrie (55%) et l’enseignement (52%).
Les hommes restent en effet majoritaires dans la construction (98%), les transports et l’entreposage (93%), ainsi que dans l’information et la communication (75%).

5 chiffres à connaître sur la création d'entreprise en France

5 chiffres à connaître sur la création d'entreprise en France

LOIS & CHIFFRES

Les greffiers des tribunaux de commerce ont publié, mardi 21 janvier, le bilan 2019 des créations d'entreprises. Cet indicateur économique dresse un état des lieux complet des dynamiques entrepreneuriales observées en métropole.

Le Bilan National 2019 des Entreprises réalisé par les greffiers des tribunaux de commerce, en partenariat avec Xerfi, permet de dresser un état des lieux complet des dynamiques entrepreneuriales observées en métropole. 
  • 436.440 entreprises ont été enregistrées au Registre du commerce et des sociétés en 2019. 
  • 11% comme la hausse du taux d'immatriculation des entreprises en 2019, soit 22.000 entreprises supplémentaires crées. 
  • 25,2% de radiation d'entreprises comparé à 2018. 
  • 4.5% de diminution du nombre de liquidations judiciaires en 2019. 
  • 5% de hausse des redressements judiciaires en 2019.

Par région

Au niveau des régions, l'Ile de France (27,4%), l'Auvergne Rhône-Alpes (12.9%) et la Provence-Alpes-Côte d'Azur (10.9%) sont toujours celles qui génèrent le plus de création d'entreprises. Néanmoins, l'Occitanie (+18.9%), le Grand-Est (+18.2%) et Centre-Val de Loire (13.8%) sont les régions en plus forte croissance.

Par statut  

Les facilités administratives apportées par la loi Pacte, les exonérations fiscales accordées aux fondateurs de micro-entreprises et la hausse du chiffre d’affaires maximal des auto-entrepreneurs ont largement poussé la création d’entreprise individuelle. Cette catégorie a ainsi connu une hausse de 18% entre 2018 et 2019 lui permettant de devenir le statut juridique le plus sollicité des Français (30%). Il devance ainsi les SAS, société à actions simplifiée (29,8%) et les SCI (17,2%). Ces deux dernières catégories connaissent également une hausse de 11% chacune. 

Par secteur

Trois secteurs ont particulièrement porté cette croissance entrepreneuriale: les transports et l'entreposage (+25.2%) sont portés par le boom des livraisons à domicile (+40.3%). L'industrie manufacturière et extractive (+17.2%) est entraînée par l'arrivée de nouveaux fournisseurs d'énergie, particulièrement dans l'éolien et le solaire. L'immobilier (+13.6%) a bénéficié de l'attrait des particuliers comme des professionnels pour le statut de SCI, financièrement intéressant. A l'inverse, le secteur des transports de voyageurs connait une baisse de 11.3%. 

mercredi 22 janvier 2020

2019, un très bon cru pour la création d’entreprise

Insee

2019, un très bon cru pour la création d’entreprise

, par Nicolas Monier

Dans un contexte économique incertain, les Français sont paradoxalement de plus en plus nombreux à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.


Les Français ont été très nombreux en 2019 à plébisciter la création d’entreprise. Le dernier bilan de l’Insee révèle que les hausses d’enregistrement de sociétés ont affiché une nette progression de près de 18 % sur douze mois.
En dépit des incertitudes économiques et politiques, les Français se montrent confiants qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale. Le mouvement des Gilets Jaunes et les grèves n’ont pas, pour le moment, entamé, le moral des créateurs d’entreprise hexagonaux.

Micro-entreprises et entreprise individuelle

Toutes les formes de société ont été privilégiées en 2019. La création de micro-entreprises affiche une hausse de 25,3 % par rapport à 2018 tandis que l’entreprise individuelle classique a vu son nombre progresser de 15,7 %. La forme sociétaire enregistre également une tendance haussière (+17,9 %)
L’année 2019 aura été marquée par l’essor des créations dans le soutien aux entreprises. “Au sein de ce secteur, c’est dans les activités de conseil pour les affaires et autres conseils de gestion que la hausse est la plus importante (+ 7700 créations sur les douze derniers mois)”, souligne l’Insee.


Nicolas Monier
Nicolas Monier

jeudi 2 janvier 2020

Ce qui change pour les auto-entrepreneurs au 1er janvier 2020






CICE
Image d'illustration CICE, argent, impôt, facture, aides © Editions Tissot
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RÉGLEMENTATION. Parmi les nombreux changements administratifs prévus à compter du 1er janvier 2020, la réforme de l'Acre (Aide à la création ou à la reprise d'une entreprise) est en première ligne. Focus sur ce qui va concrètement changer pour les auto-entrepreneurs dès le premier jour de l'année prochaine.

Nonobstant le lendemain de réveillon, le premier jour de l'année rime également avec un florilège de changements administratifs. Parmi ceux qui vont intervenir à partir du 1er janvier 2020, il en est un qui concerne tout particulièrement les auto-entrepreneurs, particulièrement actifs dans le secteur de la construction : la réforme de l'Acre (Aide à la création ou à la reprise d'une entreprise) va entrer en vigueur dès demain. Annoncé depuis déjà plusieurs mois, comme Batiactu avait eu l'occasion de le rapporter à plusieurs reprises, le décret visant à réduire l'exonération partielle de charges dont les micro-entrepreneurs bénéficient pendant trois ans sera donc appliqué dès le premier jour de l'année prochaine. Avec une publication au Journal Officiel initialement prévue le 1er octobre 2019, le Gouvernement avait finalement décidé de la repousser, engageant une concertation interministérielle après avoir discuté avec l'Union des auto-entrepreneurs (UAE) et la Fédération nationale des auto-entrepreneurs et micro-entrepreneurs (FNAE). Mais le texte a bel et bien été publié le 22 novembre dernier.

Trois mois plus tard, le décret entre enfin en vigueur. Concrètement, il signifie la fin du bénéfice automatique de ce dispositif d'exonération partielle des charges sociales, qui ne s'appliquera dorénavant plus que durant la première année d'activité des micro-entrepreneurs, contre les trois premières années jusqu'à présent. Attention toutefois, les modalités d'application diffèrent suivant la date de création de la micro-entreprise. D'après le Portail auto-entrepreneur, les entrepreneurs ayant créé leurs structures avant le 31 décembre 2019 et bénéficiant actuellement de l'Acre verront leur taux d'exonération diminuer fortement : à compter du 1er janvier 2020, ce dernier restera de 75% pour la première période (une période équivaut ici à 4 trimestres civils), mais passera à 25% pour la seconde période (contre 50% jusqu'alors) et à 10% pour la troisième période (au lieu de 25% auparavant). "Pour un auto-entrepreneur réalisant 30.000 € de chiffre d'affaires à l'année, cela représenterait environ 4.000 € de charges sociales supplémentaires", indique le Portail auto-entrepreneur.

Pour les créations et reprises de sociétés au-delà du 1er janvier 2020, le taux d'exonération ne sera plus que de 50% et ne s'appliquera plus que sur une seule année


Mais ce sont surtout les futurs micro-entrepreneurs qui auront le plus de mal à avaler la pilule : à l'avenir, l'Acre ne sera plus systématiquement ouverte à l'ensemble des créateurs et repreneurs de sociétés. Ces derniers devront en faire la demande et justifier de leurs droits pour prétendre toucher cette aide de l'Etat, désormais soumise à conditions. Pour les créations et reprises de sociétés au-delà du 1er janvier 2020, le taux d'exonération ne sera plus que de 50% et ne s'appliquera plus que sur une seule année. En réalité, il est prévu que l'Acre revête son ancienne forme et que les conditions valables avant 2019 pour son obtention, s'appliquent de nouveau.

Les auto-entrepreneurs qui créeront ou reprendront leurs structures après 1er janvier 2020 devront donc cocher au moins l'une des cases suivantes pour profiter de l'aide : être demandeur d'emploi non-indemnisé inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi depuis plus de 6 mois lors de ces 18 derniers mois ; percevoir l'Allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) ou l'Allocation de sécurisation professionnelle (ASP) ; percevoir l'Allocation de solidarité spécifique (ASS) ou le Revenu de solidarité active (RSA) ; avoir entre 18 et 25 ans révolus ; avoir moins de 30 ans non-indemnisé ou être reconnu handicapé ; enfin, créer une entreprise implantée au sein d'une Zone urbaine sensible (ZUS).

lundi 16 décembre 2019

MICROENTREPRISE, EURL, SASU... POURQUOI CHOISIR LE BON STATUT D'ENTREPRISE EST IMPORTANT

MICROENTREPRISE, EURL, SASU... POURQUOI CHOISIR LE BON STATUT D'ENTREPRISE EST IMPORTANT

Microentreprise, EURL, SASU... pourquoi choisir le bon statut d'entreprise est important
Pixabay

Tous ceux qui se lancent à leur compte n'ont pas forcément les mêmes objectifs. D’où l'importance de choisir une structure juridique appropriée. Comparatif.


C’est la question qui se pose à tous les porteurs de projets : quel statut choisir lorsqu’on se met à son compte ? Faut-il s’inscrire comme micro-entrepreneur, créer une entreprise individuelle, immatriculer une société ou préférer le portage salarial ? Las, le statut parfait n’existe pas. Il dépend de la situation de chacun : une mère de deux enfants propriétaire de sa maison ne choisira pas le même montage juridique qu’un jeune homme marié sous le régime de la communauté de biens. Pourtant, tous deux veulent ouvrir une boutique ! Nous avons donc pris le parti de comparer les statuts selon les objectifs visés.

La micro-entreprise : pour tester son marché

Le statut idéal pour démarrer une activité : l’inscription est gratuite, les démarches, rapides, se font en ligne (cfe.urssaf.fr). On est exempté de TVA et le montant des charges (cotisations sociales et impôts), plafonnées à 24,2% des recettes, est calculé en fonction du chiffre d’affaires réalisé. Autrement dit, si l’on n’effectue aucune vente, on ne paie rien. Bref, avec ce statut, même si le projet ne fonctionne finalement pas, on ne prend aucun risque, d’autant qu’il est très simple à abandonner. C’est pourquoi il est tellement prisé : l’an dernier, selon l’Insee, 44% des 308.300 créateurs d’entreprise l’ont adopté. Pour pouvoir en bénéficier, il faut réaliser moins de 70.000 euros de chiffre d’affaires par an lorsqu’on vend des services et moins de 170.000 euros si l’on propose des biens. Au-delà de ces plafonds, changez de statut.

L’entreprise individuelle : pour des prestations intellectuelles

Le statut d’entreprise individuelle, très facile à mettre en œuvre, est tout indiqué si l’on souhaite proposer des prestations de service : conseil, codage informatique ou production de contenus Web, par exemple. De fait, ce type d’activités nécessite un investissement limité. Du matériel informatique et un bureau pour travailler peuvent suffire. «Un financement extérieur d'importance est inutile, souligne Muriel Forest, associée et responsable juridique d’In Extenso (expertise-comptable). Avec un niveau d’endettement probable très limité, il y a peu de risque pour que d’éventuels créanciers veuillent saisir vos biens.»
Qui dit entreprise, dit en effet unité de patrimoine : les avoirs de l’entreprise se confondent avec votre patrimoine personnel. En cas de difficulté, c'est vous qui devrez éponger les dettes et seule votre résidence principale sera épargnée. Pour obtenir le statut d’entreprise individuelle, il suffit de faire la demande au Centre de formalité des entreprises (CFE). L’an dernier, 182.000 personnes ont effectué la démarche, soit 20% de plus qu’en 2017.

L’Eurl : pour racheter un commerce

Contrairement à ce que son nom indique, l’Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée n’est pas une entreprise, mais une société : c’est l’équivalent de la fameuse Sarl pour une personne seule. Le patrimoine du dirigeant est distinct des actifs de la société. En cas de problèmes financiers, on ne peut vous ponctionner qu’à hauteur des sommes investies. Vos biens personnels ne sont pas touchés, sauf s’ils vous ont servie de garantie pour un prêt bancaire. Côté régime social, le gérant-associé unique est affilié à la Sécurité sociale des indépendants. Ses cotisations lui coûteront donc de 10 à 20% moins cher que s’il était au régime général. «Cela peut s’avérer judicieux pour des gens jeunes et en bonne santé démarrant leur carrière professionnelle», assure Muriel Forest. Reste que les statuts de l’Eurl sont rigides et peu adaptables. Bilan : «Pour racheter un commerce de quartier, ce statut peut être suffisant. En revanche, estime Géraldine Morris-Becquet, avocate associée au cabinet BMB, si on a l’ambition de créer un réseau de franchise, mieux vaut se structurer en Sasu.» L’an dernier, 74.400 créateurs ont créé une Eurl.

La Sasu : pour les projets ambitieux

Si, dès le départ, votre ambition est de croître vite, lancez-vous en Sasu, Société par actions simplifiées unipersonnelle. C’est la formule la plus évolutive qui existe. Avec elle, vous pouvez décider, en cours de route, de faire entrer des investisseurs ou de prendre des associés. «La Sasu, c’est la souplesse et l’agilité», confirme Sébastien Ecault. Le fondateur d’E-cobot a levé 1,6 millions d’euros deux ans après la création de sa société, sans changer de statut. «On peut envisager l’arrivée d’associés, définir leur rôle et même prévoir de préserver leur anonymat. On est libre d’écrire ce que l’on veut : le fondateur créé un règlement sur mesure», confirme Me Morris-Becquet.
Le dirigeant est affilié au régime général de la Sécurité sociale. Il est donc couvert comme un salarié, à l’exception de l’assurance-chômage. Enfin, en matière de rémunération, il peut opter pour un salaire mensuel très bas tout au long de l’année, assorti de dividendes confortables en fin d’exercice, si les affaires ont été florissantes. De cette façon, il «n’entrave pas la croissance de la société», souligne Isabelle Cadoret, fondatrice de Happy Kits. L’an passé, 122.670 créateurs ont adopté cette solution souple et dans l’air du temps.

Témoignage : Pascal Grémiaux, président-fondateur d’Eurécia (logiciels de RH)

Pascal Grémiaux, président-fondateur d’Eurécia. - © Eurécia.
«Aujourd’hui, je dirige 70 collaborateurs et nous réalisons 5,2 millions d’euros de chiffre d’affaires. Mais quand j’ai créé Eurécia, en 2006, j’étais seul. Je vendais des prestations informatiques en attendant de pouvoir commercialiser mon premier logiciel. Pourtant, dès le départ, j’ai choisi le statut de SAS, avec 30.000 euros de capital. Une EURL à 1 euro, ça ne fait pas sérieux vis-à-vis des partenaires. Cette dimension psychologique est importante. Et les aspects pratiques le sont aussi : grâce à ce statut, j’ai donné des parts de la société à une personne que je ne pouvais pas rémunérer et je les lui ai rachetées ensuite. La Sasu, c’est l’évolutivité : je ne ferme pas la porte aux investisseurs même si je reste attaché à ma liberté.» eurecia.com Avec la Sasu, je ne ferme pas la porte aux investisseurs.”

Profession libérale : ça n'est pas un statut !

«Profession libérale, c’est une activité, pas un statut», prévient tout de go Géraldine Morris-Becquet, avocate associée au cabinet BMB. Certaines professions libérales, comme les médecins ou les architectes, sont dites «réglementées», d’autres ne le sont pas, les consultants par exemple. Mais aucune n’impose le statut sous lequel vous exercez votre activité.
Plus d’infos : unapl.fr, cnpl.org

Coopérative et portage : deux solutions pour se salarier

Si vous travaillez dans le conseil, la formation ou l’artisanat (pour les CAE), plusieurs options s’offrent à vous.
  • 1 - Devenir salarié d’une coopérative d’activités et d’emplois (CAE).
Cette structure encaisse votre chiffre d’affaires et vous reverse un salaire. Pour une activité de conseil, par exemple, vous touchez environ 40% de votre C.A. Vous devenez «entrepreneur salarié» et cotisez au régime général de la Sécu. Le dispositif concerne 11.000 entrepreneurs.
copea.fr, cooperer.coop
  • 2 - Faire appel à une société de portage salarial.
Là aussi, la structure touche vos honoraires à votre place et vous les reverse sous forme de salaire, en prélevant une commission. Vous gagnez de 43 à 49% net du montant de vos factures et êtes affilié au régime général de la Sécurité sociale. En France, 75.000 personnes seraient ainsi «portées».
uneps.org, peps-syndicat.fr