mercredi 21 novembre 2012

107 raisons d'entreprendre !


107 raisons de ne pas attendre 107 ans pour entreprendre !

Clémentine Joléo a créé sa société d'édition BilaBila et publie "Destination 107", des histoires d'entreprises pour donner la pêche et l'envie de se lancer aux jeunes et aux moins jeunes. Interview d'une entrepreneure qui lutte contre la morosité !

Par Etienne Gless pour LEntreprise.com, publié le 

    Clementine Joleo publie "Destination 107" et invite jeunes et moins jeunes à ne pas attendre 107 ans avant d'entreprendre
    Clementine Joleo publie "Destination 107" et invite jeunes et moins jeunes à ne pas attendre 107 ans avant d'entreprendre
    D.R.

    Pourquoi un beau livre dédié à la passion d'entreprendre ?
    J'ai deux enfants jumeaux de 15 ans et une petite fille de 3 ans. Mon rêve était de les aider à voir leur avenir en plus positif. L'avenir c'est le travail. C'est lui qui va leur prendre le plus de temps dans les 50 ans à venir. pourquoi ne pas trouver quelque chose qui leur plait vraiment, qui soit à la fois utile et agréable et donne assez la "niaque" le matin pour donner la pêche dès le réveil. Ce livre veut faire comprendre que "votre vie vous appartient" et que vous pouvez, vous aussi un jour ou l'autre tenter l'aventure entrepreneuriale. On peut choisir de ne pas subir son avenir et le créer.
    Vous avez associé vos enfants à l'aventure de votre création d'entreprise ?
    Oui. Et même financièrement puisque mes deux ainés sont associés de BilaBila, la maison d'édition que j'ai créée (ils en ont chacun 10%). Ils ont également pendant leur stage de fin de 3ème interviewé des chefs d'entreprise pour découvrir les passions qui ont fait leur succès. Quand à ma cadette ses premiers mots furent bilabila. Et c'est le nom de notre maison d'édition.
    Votre ouvrage raconte l'aventure de Mademoiselle P. une autotreprise, tout comme celle de Sodexo, une multinationale de 400.000 personnes. Comment s'est effectué le choix des entreprises ?
    Au départ, j'ai choisi des entreprises que j'aimais bien et qui faisaient partie de mon quotidien. Mademoiselle P, c'est l'aventure d'une maman qui crée des robes de princesse pour petites filles. Mais Pierre Bellon patron de Sodexo était bien seul quand il a quitté l'entreprise familiale et monté sa propre affaire sur le créneau de la restauration collective. En fait pour moi, entreprendre c'est comme en sport, l'important ce n'est pas tant la victoire ou la taille de l'entreprise, l'important c'est de participer. Aussi ai-je choisi de mélanger des aventures de grosses et de toutes petites entreprises. Car petits ou grands, tous les entrepreneurs ont à la base une volonté farouche, une envie dingue d'entreprendre. Il y a même dans Destination 107 l'histoire d'une entrepreneure de 19 ans, qui a créé un site d'accessoires pour furets, Ferret Dream. Quand on a une passion...
    Pourquoi 107 initiatives ?
    Mon projet était initialement de raconter l'histoire de l'entreprise Petit Bateau. Mais au Salon des entrepreneurs de Paris cette année, un professeur d'entrepreneuriat a passé 3/4 d'heure à m'expliquer pourquoi mon projet ne pouvait pas marcher. Passé le choc, j'ai décidé de condenser 107 belles histoires. Le nombre 107 fait référence à l'histoire de la construction de Notre Dame. Elle a duré 107 ans, les riverains n'en pouvaient plus. L'expression "On ne va pas attendre 107 ans" vient de là !
    Il y a beaucoup de témoignages de femmes entrepreneures dans cet ouvrage. Est ce aussi un ouvrage féministe ?
    Oui, il comporte 30% de témoignages d'entrepreneures. Je rend hommage au passage à ma grand mère Alice qui disait à ma mère : "Sois fière d'être indépendante et n'oublie jamais que ta mère a du prendre en cachette toute sa vie des sous sur l'argent des courses que ton père lui donnait, pour pouvoir acheter une paire de bas".Je rappelle quelques dates fournies par Femmes 3000 : en 1924 l'avortement était passible de la peine de mort, il fallu attendre 1965 pour que les femmes puissent ouvrir un compte en banque et travailler sans l'autorisation de leur mari, ou 1975 pour qu'elles puissent divorcer par consentement mutuel...
    Publier ce livre c'est aussi une aventure de création d'entreprise. Quelles difficultés avez vous rencontrées ?
    J'ai attendu 40 ans pour oser vivre moi-même l'aventure entrepreneuriale. Pour mon père, une fille n'avait pas vocation à être chef d'entreprise ! J'ai été agent immobilier, puis journaliste immobiler, puis chef de rubrique maternité-enfant à TF1. Pour créer mon entreprise, j'ai repris une formation de création d'entreprise. Mais pendant les 12 mois de la création, j'ai vécu ce que je voulais faire depuis 12 ans.
    Pourquoi internet comme canal de distribution pour un livre ?
    Mon projet est ambitieux je ne voulais pas être dans le circuit traditionnel : la distribution d'un livre coûte cher vous êtes payé tard...Je ne suis pas non plus passée par une maison d'édition. Donc Destination 107 est vendu exclusivement sur notre site bilabila.fr.. Après un premier tirage de 6000 exemplaires, nous en avons déjà prévendu 2000 essentiellement auprès de partenaires qui nous apportent leur appui. L'Education nationale, le Medef, laFondation Croissance responsable de Croissance Plus nous soutiennent.

    Destination 107 conte les success stories d'entreprises de toutes tailles
    D.R

    Destination 107
    Par Clémentine Joléo
    272 pages. 25euros
    Les Editions du bilabila

    vendredi 16 novembre 2012

    Pas de CFE pour les auto-entrepreneurs en 2012 :-)

    Pas de CFE pour les auto-entrepreneurs en 2012

    Pas de CFE pour les auto-entrepreneurs en 2012
    Les auto-entrepreneurs ne paieront pas de cotisation foncière des entreprises (CFE) au titre de l’année 2012. L’exonération dont ils bénéficient a été prolongée d’un an par Bercy.
    C’est la hantise des auto-entrepreneurs. En 2010, ils avaient, on s’en souvient, reçu un avis d’imposition les enjoignant de régler au trésor public la CFE (cotisation foncière des entreprises), une des deux composantes de la Contribution économique territoriale (CET), instaurée en lieu et place de l’ex-taxe professionnelle supprimée par Nicolas Sarkozy.

    Les auto-entrepreneurs seront sousmis à la CFE après quatre ans d'exercice

    Devant la bronca des organisations représentatives des auto-entrepreneurs, le gouvernement de François Fillon avait fait voter une loi les exonérant de cette contribution pendant trois ans, à compter de la date à laquelle le statut d’auto-entrepreneur était entré en vigueur (1er janvier 2009).
    Cette mesure devait donc prendre fin en 2012. Mais le ministère de l’Economie et des Finances a décidé de  prolonger d’un an cette exonération, étant apparu, selon un communiqué de Bercy, que « l'assujettissement des auto-entrepreneurs à la CFE n'a été ni préparé, ni concerté par la majorité précédente ».
    L'Etat compensera financièrement ce dégrèvement auprès des collectivités territoriales qui perçoivent le produit de la CET.

    La Contribution économique territoriale (CET) : c'est quoi ?

    Donc pas d’inquiétude pour les auto-entrepreneurs cette année même s’ils ont déjà reçu un avis d’imposition. Il leur suffit de solliciter un dégrèvement auprès de la Direction générale des Finances publiques dont ils dépendent. L’exonération sera alors accordée « automatiquement » assure le ministère des Finances.
    Rappelons que la CET est composé de deux cotisations deux volets : la CVAE qui s’applique sur les entreprises réalisant un chiffre d’affaires de 500 000 € et plus, et donc la CFE assise sur les valeurs locatives foncières.

    http://www.creation-entreprise.fr/cfe-auto-entrepreneurs-2012-n98225.html

    jeudi 15 novembre 2012

    Les Pionnières !


     
             

    Paris Pionnières : 4 créatrices lauréates, 4 entreprises prometteuses

    Paris Pionnières vient de remettre hier soir ses trophées. L’occasion de découvrir 4 créatrices et 4 business qui détonnent.

    les créatrices lauréates de Paris Pionnières
    Les  Pionnières portent cette année bien leur nom. Ces créatrices, qui viennent d’être lauréates de Paris Pionnières, sont en effet de celles qui repoussent leurs limites pour donner naissance à des entreprises prometteuses. Mixité et Compétences, Responsabilité Sociétale et Environnementale, Innovation, Performance : les valeurs soutenues par Paris Pionnières marquent autant de territoires de l’entrepreneuriat à défricher. Ces valeurs sont pour Paris Pionnières, incubateur et pépinière d’entreprises innovantes, des éléments essentiels, facteurs de potentiel de développement et de croissance.
    Zoom sur Paris Pionnières
    Paris Pionnières, membre de la Fédération Pionnières, est la première structure d’aide à la création d’entreprise 100 % dédiée aux créatrices. A la fois incubateur et pépinière, elle s’adresse aux femmes ayant un projet dans le domaine des services innovants aux particuliers et aux entreprises à Paris.

    Trophée Mixité et Compétences : TOOFRUIT, Katell Perrot   et Stéphane Lafond
    Katell Perrot, 39 ans, (AUDENCIA) et Stéphane Lafond, 35 ans, (ingénieur biochimiste -ESCP) forment un duo de choc. Tous deux se sont connus chez L’Oréal. De leurs formations et expériences émergera Toofruit, la première marque bio dermatologique d’hygiène et de soins spécialement adaptés aux enfants de 6 à 12 ans. Les plus ? Les produits, comme le nom de la marque l’indique, sont conçus à partir de fruits, avec des parfums gourmands, et qui donnent envie aux enfants grâce à des emballages ludiques et éducatifs. La caution  pro : distribuée en pharmacies, parapharmacies et déjà dans 5 pays, cette gamme a été élaborée en partenariat avec l’hôpital de Besançon et est certifiée par Ecocert France. De quoi rassurer les parents !
    Trophée Catalyseur d'Innovation :   MATERIAL DESIGN GROUP,   Sophie Mallebranche et Guillaume Danset
    Designer textile, Sophie Mallebranche a co-fondé avec Guillaume Danset, entrepreneur, Material Design Group. Leur concept ? Créer, industrialiser en France (grâce à un partenariat avec les Toiles de Mayenne) et commercialiser des matières et matériaux nouveaux ou innovants. Deux marques ont à ce jour été déposées (Sophie Mallebranche et Ateliers Sophie Mallebranche) par la société. Le résultat est là. Les deux créateurs ont ainsi décoré les boutiques Chanel à Tokyo et à New York, et ont fourni les rideaux monumentaux de la salle de restaurant du Plaza Athénée. Plutôt prometteur, non ?

    Trophée R.S.E. : GOBILAB, Florence Baittinger, Xavier Moisant et Samuel Degrémont
    Derrière Gobilab se cache deux créations étonnantes. La première, Gobi, est une bouteille réutilisable pensée pour le bureau et la vie quotidienne. La seconde, Eaupen, est une application smartphone gratuite qui permet de trouver des fontaines à proximité du lieu où l’on se trouve. Et derrière ces deux créations axées sur l’eau, un trio :   Florence Baitinger, Xavier Moisantet et Samuel Degrémont.
    Tous trois  portent une idée forte : la volonté de mieux gérer l’eau, en proposant une alternative attractive et pratique aux gobelets et petites bouteilles jetables, responsables de milliers de tonnes de déchets chaque année. Les plus ? Gobi est intégralement éco-conçue et personnalisable grâce à un système breveté. Pour diffuser son offre, l’entreprise propose  d’accompagner les entreprises et les collectivités pour l’adoption de Gobi en interne et la diffusion auprès de leurs clients et partenaires. Une approche pragmatique pour une solution pratique !

    Trophée Performance :   ARTUPOX, Chrystèle Gimaret
    C’est en 2005 que Chrystèle Gimaret se lance dans la création de son entreprise, Artupox. Artupox est une agence de propreté qui réinvente le nettoyage en le mettant en scène et en n'utilisant que des produits biodégradables. Créativité et qualité des prestations permettent à cette nouvelle offre de cibler les salons professionnels, congrès et autres lieux où le nettoyage intervient en présence de visiteurs ou de public. Cette formule innovante a réellement su saisir un créneau puisqu’une filiale a été ouverte en Suède en 2009 et une seconde devrait voir le jour au Danemark en janvier 2013. En parallèle, la créatrice projette de racheter une société en France.  Un business qui démontre que l’innovation se cache partout, même sous le tapis !

    Valérie Talmon

    Les créations d'entreprises au beau fixe en octobre (+10,6%)

    Dans son enquête mensuelle, l'Insee indique que les créations d'entreprises ont continué d'augmenter au mois d'octobre 2012. Principaux secteurs porteurs : l'enseignement, la santé, l'action sociale, mais aussi le soutien aux entreprises.

    Par Sébastien Pommier pour LEntreprise.com, publié le 


    Sur les douze derniers mois (octobre 2011 à octobre 2012), le nombre de créations est également en hausse (+1,7 %)
    Sur les douze derniers mois (octobre 2011 à octobre 2012), le nombre de créations est également en hausse (+1,7 %). The Nounproject


    Pour le mois d'octobre 2012, le nombre de créations d'entreprises est en hausse par rapport à septembre. A savoir, +1 % pour les créations hors auto-entrepreneurs, en données corrigées des variations saisonnières et du nombre de jours ouvrables. Et lorsque l'on y rajoute les auto-entreprises, en données brutes, la hausse atteint même 10,6 % !
    En cumulant les trois derniers mois (août, septembre, octobre) par rapport à la même période il y a un an, le nombre cumulé de créations est en légère hausse par rapport au même trimestre, à savoir +3,3 %. Et sur les douze derniers mois, le nombre de créations est également en hausse par rapport à l'année passée (+1,7 %).

    265 538 auto-entreprises en 10 mois

    Les secteurs qui contribuent le plus à cette augmenteation sont l' "enseignement, la santé, l'action sociale et le soutien aux entreprises", indique l'Insee dans son étude mensuelle.
    Les auto-entrepreneurs continuent de tirer vers le haut la création d'entreprises en France, puisque sur les dix premiers mois de l'année 2012, on enregistre, en données brutes, 265 538 demandes de création d'auto-entreprises, soit plus de la moitié des créations totales.

    Evolution des créations d'entreprises entre juillet 2012 et octobre 2012
    DR

    mercredi 14 novembre 2012

    Créer une entreprise individuelle ou une société ?



    Est-il plus intéressant de créer une entreprise individuelle ou une société ?

    Quelle que soit la nature de l'activité exercée par l'entreprise, le choix de la structure juridique est fondamental. Exploitation individuelle ou société unipersonnelle ? C'est la première question à se poser, en tenant compte des avantages et inconvénients de chacune. Explications.

    Par François Sabarly pour LEntreprise.com, publié le 


     

    Les différentes structures à votre disposition

    Un chef d'entreprise qui exerce seul son activité peut opter soit pour un statut d'entreprise individuelle (EI), soit pour un statut d'associé ou d'actionnaire unique en société, soit encore pour un statut un peu hybride : l'entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL).
    En entreprise individuelle, plusieurs options sont également possibles selon l'importance de l'activité : le régime simplifié de la micro-entreprise ou le statut de l'auto-entreprise pour les petites affaires qui ne dépassent pas 32 600 euros de chiffre d'affaires hors taxes pour les prestataires de services, ou 81 500 euros hors taxes pour les activités de vente ; et l'entreprise individuelle classique, avec un régime normal d'imposition des bénéfices et une comptabilité commerciale complète, au-dessus de ces limites.
    Le chef d'entreprise peut aussi être le seul associé et dirigeant d'une société : on parle alors de "société unipersonnelle". C'est le cas pour l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) et pour la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU). En pratique, l'EURL est une SARL avec un associé unique. De même pour la SASU, qui est une variante de la société par actions simplifiée (SAS).
    Bon à savoir : certaines activités doivent être exercées sous une forme spécifique. Ainsi, la gérance d'un débit de tabac ne peut être exploitée que sous la forme d'une entreprise individuelle ou d'une société en nom collectif (SNC).

    Les avantages de l'exploitation individuelle

    Quelle que soit la forme retenue (micro ou auto-entreprise, EI classique), le statut d'entrepreneur individuel présente une caractéristique constante : c'est le statut le plus simple, le moins coûteux et le plus facile à gérer. Il n'y a pas de capital minimum à verser, pas de statuts à rédiger, et les frais de gestion et de comptabilité sont peu élevés.
    Cette simplification est renforcée avec le régime de la micro-entreprise et le statut des auto-entrepreneurs. Mais, compte tenudes limites de chiffre d'affaires de ces régimes, ils s'adressent principalement aux projets de création d'entreprise en phase de démarrage ou aux projets qui nécessitent peu de fonds pour leur constitution. Par leur simplicité et leur souplesse de fonctionnement, ils sont également bien adaptés aux pluriactifs. Par exemple, un salarié peut tester son projet d'entreprise sans avoir à quitter son emploi et sans avoir à se plier à toutes les formalités exigées des entreprises individuelles plus importantes.
    Dans tous les cas, en tant qu'exploitant individuel, le chef d'entreprise est commerçant, artisan ou prestataire de services en nom propre et relève à ce titre des régimes sociaux des non-salariés (régime social des indépendants - RSI) : les cotisations et les prestations sont identiques à celles du régime général des salariés, à cette différence près que le chef d'entreprise n'a pas droit à une assurance-chômage obligatoire.
    Les cotisations sociales de l'associé gérant d'EURL
    Le gérant associé unique d'une EURL est affilié au régime social des indépendants (RSI). En début d'activité, le montant de ses cotisations sociales est calculé, à titre provisionnel, sur une base forfaitaire (6 911 euros pour une première année d'activité en 2012, à l'exception de la cotisation d'indemnités journalières de Sécurité sociale, calculée sur l'assiette provisoire de 14 549 euros).
    Après ces deux premières années, des cotisations provisionnelles de l'année en cours N sont calculées sur le revenu de l'année N - 2. Ensuite, une régularisation est effectuée sur la ou les dernières échéances de l'année en cours N, calculée sur le revenu déclaré de l'année N - 1.
    Bon à savoir : pour bénéficier du régime de la micro-entreprise ou du statut de l'auto-entreprise, il faut être en exploitation individuelle, et en aucun cas en société.

    Les inconvénients de l'entreprise individuelle

    Sur le plan juridique, la caractéristique essentielle de l'EI est de rendre le chef d'entreprise indéfiniment et solidairement responsable, sur ses biens propres, des dettes de l'exploitation. En cas de faillite, il pourra donc avoir à rembourser les créanciers avec ses biens personnels ou ceux de son foyer. L'une des façons de circonscrire ce risque est de passer en société, puisque la responsabilité d'un dirigeant de société est théoriquement limitée au montant des apports qu'il a faits à celle-ci. Mais ce risque n'est pas totalement éliminé : en cas d'emprunt pour la société, en effet, les banques demandent presque toujours au dirigeant ou à son conjoint de se porter caution des dettes de la structure.
    Autre inconvénient non négligeable de l'entreprise individuelle : l'exploitant paie l'impôt sur le revenu sur la totalité du bénéfice réalisé, qu'il décide de garder ce bénéfice pour lui ou de le réinvestir dans l'affaire. L'impôt sur le revenu pénalise ainsi les exploitants qui veulent constituer des réserves pour se développer, puisque ces réserves sont, de toute façon, fiscalisées.
    Au contraire, avec un taux d'imposition normal de 33,33 % mais de 15 % seulement pour les PME (jusqu'à 38 120 euros de bénéfice), le taux de l'impôt sur les sociétés (IS) est plus intéressant que celui de l'impôt sur le revenu dans ses tranches les plus élevées. Sous le régime de l'IS, d'autre part, le dirigeant est imposé seulement sur sa rémunération (et éventuellement sur les dividendes versés), cette rémunération étant par ailleurs déductible des résultats de la société.
    Bon à savoir : l'IS est souvent plus avantageux pour les activités de moyenne ou grande importance, mais cet impôt revient plus cher au démarrage de l'activité pour les petites entreprises.